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Comment mettre un rivet avec une pince à riveter

David Pottier • 2 novembre 2026
Kit pour apprendre comment mettre un rivet : rivets, pince et gabarit.

Table des matières

Une tôle qui bouge, une poignée métallique à refixer ou un profilé à assembler ne demande pas toujours une vis. Pour savoir comment mettre un rivet, il faut surtout choisir le bon modèle, percer au bon diamètre et garder la pince parfaitement dans l’axe. Je détaille ici la méthode avec une pince à riveter, les outils nécessaires, les erreurs fréquentes et les cas où une autre fixation serait plus adaptée.

La pose réussie tient à trois réglages simples

  • Rivet adapté au diamètre, au matériau et à l’épaisseur totale des pièces.
  • Perçage précis, généralement supérieur de seulement 0,1 mm au diamètre nominal.
  • Pince bien alignée et tête du rivet plaquée contre le support pendant le sertissage.
  • Un rivet aveugle se pose d’un seul côté, ce qui le rend pratique pour les profilés creux et les endroits peu accessibles.
  • Pour le retirer, il faut généralement percer sa tête, puis chasser le corps restant.

Choisir le bon rivet avant de commencer

Dans la plupart des travaux de bricolage, on utilise un rivet aveugle, aussi appelé rivet pop. Son corps tubulaire traverse les pièces, tandis que la pince tire sur le mandrin, c’est-à-dire la tige centrale. Le bout renflé du mandrin déforme le corps du rivet et bloque définitivement l’assemblage.

Cette solution est intéressante lorsque je ne peux accéder qu’à la face visible du support. Elle convient aux tôles, aux petits profilés, aux pièces de mobilier métallique et à certains éléments de rénovation intérieure. En revanche, un rivet ne se démonte pas comme une vis. Si l’assemblage doit être ouvert régulièrement, je préfère une vis avec écrou ou un insert fileté.

Le diamètre et la matière

Les diamètres les plus courants sont 2,4, 3,2, 4 et 4,8 mm. Pour deux tôles fines en aluminium, un rivet en aluminium peut suffire. Pour une liaison plus sollicitée ou exposée à l’humidité, l’acier inoxydable résiste mieux, mais il demande une pince plus robuste et davantage d’effort.

Diamètre nominal Foret généralement utilisé Usage courant
2,4 mm 2,5 mm Petites pièces et tôles fines
3,0 mm 3,1 mm Réparations et profilés légers
3,2 mm 3,3 mm Assemblages polyvalents
4,0 mm 4,1 mm Pièces plus rigides
4,8 mm 4,9 mm Fixations plus résistantes

Ces valeurs servent de repère, mais la fiche du fabricant reste prioritaire. Un trou trop large laisse du jeu et réduit la tenue. Un trou trop étroit force l’insertion, peut déformer la tôle et empêche le rivet de se plaquer correctement.

La longueur et la plage de serrage

La longueur du rivet doit correspondre à l’épaisseur cumulée des pièces. Je mesure donc les deux supports une fois superposés, puis je vérifie la plage de serrage indiquée sur la boîte. Cette plage précise l’épaisseur minimale et maximale que le rivet peut réellement maintenir.

Un rivet trop court ne forme pas correctement sa partie arrière. Un modèle trop long peut laisser une déformation excessive ou serrer de façon irrégulière. Pour une petite fixation, quelques millimètres d’écart suffisent à faire la différence, ce qui explique pourquoi je ne choisis jamais la longueur au jugé.

Préparer les outils et les pièces

Le matériel reste simple. Il me faut une pince à riveter, un foret adapté, une perceuse, un mètre ou un pied à coulisse, un marqueur et, si possible, un serre-joint. Des lunettes de protection sont indispensables dès que je perce du métal, car les copeaux sont courts et particulièrement coupants.

  • Un jeu de rivets du bon diamètre et de la bonne longueur.
  • Un foret pour métal, propre et suffisamment affûté.
  • Une pince à riveter équipée du bon embout.
  • Une lime ou un ébavureur pour supprimer les arêtes coupantes.
  • Un serre-joint pour empêcher les pièces de glisser.

Pour quelques rivets en aluminium, une pince manuelle classique suffit généralement. Si je dois poser plusieurs dizaines de rivets, une pince à levier, électrique ou pneumatique devient plus confortable. Le prix d’une pince manuelle se situe souvent autour de 15 à 40 euros, tandis qu’un modèle à levier ou motorisé coûte davantage, mais réduit nettement la fatigue.

Avant de percer, je nettoie les surfaces et je vérifie qu’aucun câble, tuyau ou élément fragile ne se trouve derrière la zone de travail. Un rivet assemble les pièces de manière permanente, donc je prends aussi le temps de contrôler leur position et leur alignement.

Poser un rivet aveugle étape par étape

1. Maintenir et marquer les pièces

Je superpose les éléments, je les aligne, puis je les immobilise avec un serre-joint si leur taille le permet. Le centre du trou doit rester suffisamment éloigné du bord pour éviter de déchirer la tôle. Sur une pièce fine, je laisse en général au moins deux fois le diamètre du rivet entre le centre du trou et le bord.

2. Percer au diamètre recommandé

Je perce les deux pièces en une seule opération lorsqu’elles sont bien maintenues. Cette méthode garantit que les trous restent coaxiaux. Pour des éléments déjà percés, je peux utiliser le premier trou comme guide, mais je contrôle soigneusement qu’il n’est ni ovalisé ni agrandi.

Je garde la perceuse perpendiculaire à la surface et j’évite d’appuyer brutalement en fin de perçage. Une bavure autour du trou empêche la tête du rivet de reposer à plat. Je la retire avec une lime fine ou un ébavureur, sans agrandir le passage.

3. Installer l’embout de la pince

La plupart des pinces possèdent plusieurs embouts interchangeables. Je visse celui qui correspond au diamètre du mandrin, puis je vérifie qu’il est propre et bien serré. Le mandrin doit entrer facilement dans l’embout, sans point dur ni jeu excessif.

4. Insérer le rivet

J’introduis le corps du rivet dans les trous jusqu’à ce que sa collerette repose complètement sur la face visible. Les pièces doivent être en contact l’une avec l’autre. Si un espace subsiste entre elles, le sertissage peut les rapprocher brutalement ou laisser un assemblage instable.

5. Sertir sans incliner l’outil

Je place la pince sur le mandrin et je maintiens sa tête dans l’axe du rivet. Je ferme les poignées progressivement jusqu’à la rupture nette de la tige. Le petit claquement entendu correspond généralement à la rupture du mandrin, tandis que le corps du rivet s’est écrasé derrière les pièces.

Sur un rivet de gros diamètre ou en acier inoxydable, plusieurs actions peuvent être nécessaires. Je ne force pas en tordant la pince, car cela risque d’abîmer l’embout ou de marquer la surface. Une pince à deux mains donne alors un résultat plus régulier qu’un petit modèle économique.

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6. Contrôler la fixation

Une fois la tige cassée, je vérifie que la collerette est bien plaquée et que les pièces ne bougent plus. Le rivet ne doit pas tourner librement ni présenter de tête inclinée. Si l’assemblage reste lâche, je ne rajoute pas simplement un deuxième rivet au même endroit. Je retire le premier et je cherche la cause, souvent un mauvais diamètre ou une longueur inadaptée.

Les erreurs qui fragilisent le rivetage

Le défaut le plus courant est le trou surdimensionné. Il paraît pratique parce que le rivet entre facilement, mais le corps ne se déploie pas correctement et la fixation prend du jeu. À l’inverse, un trou trop petit peut arracher la matière autour de l’ouverture.

Je vois aussi souvent des rivets choisis uniquement selon leur diamètre. La longueur est tout aussi importante. Si la somme des épaisseurs dépasse la plage de serrage, la pince peut casser le mandrin sans former un arrière suffisamment large.

  • Pièces mal maintenues : elles glissent pendant le perçage ou se séparent au sertissage.
  • Pince inclinée : la tête se déforme et le serrage devient irrégulier.
  • Bavures non retirées : le rivet ne repose pas à plat.
  • Mauvais matériau : un rivet en aluminium peut être insuffisant pour une structure fortement sollicitée.
  • Rivet posé sur une tôle trop fine : la collerette peut déchirer le support au lieu de le maintenir.

Pour une tôle très mince, j’ajoute parfois une rondelle de renfort du côté arrière lorsqu’elle est accessible. Elle répartit l’effort sur une surface plus large. Si le support est creux ou inaccessible, je choisis plutôt un rivet conçu pour les faibles épaisseurs ou un système avec large collerette.

Quand utiliser une autre méthode de fixation

Le rivet est rapide, propre et peu encombrant, mais il n’est pas universel. Je l’utilise pour une liaison permanente, notamment quand je ne peux pas tenir un écrou derrière la pièce. Pour une pièce qui doit être démontée, la vis reste plus logique, même si elle demande davantage de place.

Solution Point fort Limite principale
Rivet aveugle Pose d’un seul côté et fixation permanente Démontage par perçage
Vis et écrou Démontable et réglable Accès nécessaire aux deux faces
Écrou à sertir Crée un filetage dans une tôle mince Demande un outil adapté
Rivet fileté Permet de visser puis dévisser une pièce Moins adapté aux chocs importants selon le support

Dans un meuble, un capot technique ou un habillage de rénovation, l’écrou à sertir peut être un meilleur choix si je prévois une maintenance ultérieure. Pour une réparation rapide d’un profilé métallique, le rivet aveugle reste souvent le compromis le plus simple.

Retirer un rivet sans abîmer le support

Pour déposer un rivet, je pointe le centre de sa tête et je perce avec un foret légèrement inférieur ou proche du diamètre du corps. Je travaille lentement afin de retirer uniquement la tête. Une fois celle-ci détachée, je chasse le reste du corps avec un petit chasse-goupille ou un autre outil adapté.

Je protège la surface autour du rivet avec du ruban de masquage, surtout sur une pièce peinte. Si le trou s’est agrandi pendant la dépose, je ne remets pas automatiquement le même modèle. Je peux passer à un rivet de diamètre supérieur, ajouter une rondelle de renfort ou revoir complètement la fixation.

La prudence est encore plus importante sur l’aluminium et les tôles fines. Un foret qui accroche peut déformer la pièce en une seconde. Une vitesse modérée, un appui léger et un support bien immobilisé donnent un résultat beaucoup plus propre.

Le contrôle final qui évite les mauvaises surprises

Après la pose, je vérifie trois choses. La tête doit être plaquée sans écraser la tôle, les pièces doivent rester jointives et le rivet ne doit pas tourner à la main. Je donne aussi un léger mouvement à l’assemblage pour détecter un jeu qui ne serait pas visible immédiatement.

Pour un travail de rénovation intérieure, je préfère poser un rivet supplémentaire uniquement si la charge, la longueur de la jonction et la distance aux bords le justifient. Quelques fixations bien dimensionnées valent mieux qu’une rangée trop serrée qui affaiblit la tôle. Avec un perçage propre, une plage de serrage respectée et une pince tenue bien droite, la pose devient rapide et fiable, même lorsqu’on débute.

Questions fréquentes

Le foret doit généralement être supérieur de seulement 0,1 mm au diamètre nominal du rivet. Par exemple, utilisez un foret de 2,5 mm pour un rivet de 2,4 mm, de 3,3 mm pour un rivet de 3,2 mm et de 4,1 mm pour un rivet de 4 mm. La fiche du fabricant reste prioritaire.

Mesurez l’épaisseur cumulée des pièces superposées, puis vérifiez que cette valeur se trouve dans la plage de serrage indiquée sur la boîte. Un rivet trop court ne forme pas correctement sa partie arrière, tandis qu’un modèle trop long peut provoquer une déformation excessive.

Les causes fréquentes sont un trou trop large, une longueur inadaptée, des pièces mal maintenues ou une pince inclinée. Vérifiez aussi que les pièces sont bien jointives et que la collerette repose à plat. Si le rivet reste lâche, retirez-le et recherchez la cause avant d’en poser un autre.

La vis et l’écrou conviennent lorsqu’un démontage régulier est nécessaire et que les deux faces sont accessibles. L’écrou à sertir est utile pour créer un filetage dans une tôle mince, notamment dans un capot ou un meuble nécessitant une maintenance ultérieure. Le rivet aveugle reste adapté aux fixations permanentes accessibles d’un seul côté.

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Autor David Pottier
David Pottier
Je m'appelle David Pottier et j'ai dix ans d'expérience dans le domaine de la rénovation intérieure, des finitions et de la maison connectée. Mon intérêt pour ces sujets a commencé lorsque j'ai réalisé à quel point un espace bien conçu peut transformer notre quotidien. J'aime partager mes connaissances et aider les lecteurs à comprendre les enjeux de la rénovation, que ce soit pour améliorer leur confort ou pour intégrer des technologies modernes dans leur maison. Au fil des ans, j'ai développé une approche rigoureuse pour traiter des informations, en vérifiant les sources et en comparant les tendances actuelles. Je m'efforce de simplifier des concepts parfois complexes afin de les rendre accessibles à tous. Mon objectif est de fournir des informations utiles, précises et à jour, afin que chacun puisse réaliser ses projets de rénovation avec confiance.

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